Hello les explorateurs littéraires. Je vous embarque avec moi aujourd’hui pour découvrir l’univers de Philippe Henry, et plus précisément dans celui de son roman, La montre à complications paru aux Editions Nouvelle Bibliothèque.

Comment vous est venue l’idée de ce livre et l’envie de l’écrire ? 

L’envie d’écrire ? C’est un peu l’envie de respirer. C’est tout le temps, sauf si j’ai la tête sous l’eau pour différentes raisons. Là, inutile d’essayer de respirer. Sinon, des idées, des images me passent par la tête. Je ne les note pas. Je pense que les meilleures resteront ou reviendront.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

Quant à l’idée de ce roman précisément, c’est un tel processus itératif et évolutif que je ne sais pas trop. Sans doute l’idée qu’un type que tout accuse est innocent. Après, il faut constamment faire évoluer l’intrigue pour que les choses s’emboitent. Et parfois, ce n’est pas commode. Je ne veux pas quelque chose d’illogique. Pas de place au surnaturel ou à l’illogisme. Cela devrait couler de source.

Couverture la montre à complications - Philippe Henry

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur cet ouvrage ?

C’est un texte plutôt varié. Je voulais du sourire, de l’émotion, une intrigue…qui intrigue. Il me fallait de tout. On y trouve des gens bien, des gens qui essayent d’être bien, de vrais rigolos, on dirait presque des pieds nickelés, des flics qui font ce qu’ils peuvent et des truands pas gentils.

Y’a-t-il des livres ou des personnalités qui vous ont inspiré dans votre travail, en tant qu’auteur ?

Pas à ma connaissance.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontré pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ?

Le roman s’appelle la montre à complications. Le problème, c’est que c’est moi qui ai dû mettre au point le mécanisme. Alors parfois, cela coule de source. Parfois, c’est la technologie qui nous aide. Par ex vous pouvez faire admettre au lecteur qu’un truand a pu pénétrer votre ordinateur et y trouver son bonheur et votre malheur. Pas besoin d’entrer trop dans les détails. Tout le monde comprendra. Bon mais enfin, ce n’était pas simple. J’ai même dû inventer un métier pour y parvenir. Mais c’est crédible je crois. J’espère que mon idée ne va pas faire fleurir les vocations d’ailleurs. Il ne vaut mieux pas. …

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à sa finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

J’avance sur une cinquantaine de pages, sans faire de plan formel. Je vois où cela mène. Au-delà de 50 pages, je décide si je dois continuer, si cela a la chance de prospérer ou pas. Après on avance, on se laisse un peu mener par l’histoire et les personnages. Et puis on déplace les chapitres pour créer une attente chez le lecteur. Vous me direz si cela marche. L’essentiel est achevé en trois mois environ.

Quel  a été le dernier livre pour lequel vous avez eu un coup de cœur ? Quels sont vos prochains projets ?

Le problème est que je lis et relie souvent. Là, je suis parti pour la 3ème ou 4ème fois sur la promenade au phare de Virginia Woolf. J’aime ce livre, très bel exemple d’impressionnisme en littérature et d’amour de l’auteur pour ses personnage. Ce bouquin m’apaise.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite écrire un livre ?

De surtout faire ce qu’elle veut. Et puis après, quand c’est bien avancé, de prendre conseil. D’écouter les remarques, d’y réfléchir et de se remettre au travail. Ah et puis de gagner sa vie autrement bien sûr. Il est préférable que tout cela reste un loisir.

Découvrir La montre à complications

Lire l’interview de R.G Forge

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