Hello les explorateurs littéraires. Je vous embarque avec moi aujourd’hui pour découvrir l’univers de R.G Forge, et plus précisément dans celui de son roman, Nouvelle conscience paru en auto-édition.

Comment vous est venue l’idée de ce livre et l’envie de l’écrire ?

J’ai eu envie d’écrire tout court d’abord. Ca faisait longtemps que j’écrivais des bouts de nouvelles et un jour, un jury en a nommé une « mentions spéciales » d’un concours. C’était en 2014. Là, je me suis dit : « Bob, il est peut-être temps de passer à plus imposant. » On était en plein boum d’intelligence artificielle (nous le sommes toujours d’ailleurs). Tout le monde s’est mis à faire de l’IA Washing. Au même titre que les industriels font fait du Green Washing. Dans une autre vie, j’ai été développeur et je voyais bien que les utilisations qui étaient faites du terme IA étaient parfois abusives. J’ai alors décidé de faire un roman « éducatif » qui aiderait le lecteur à comprendre ce qu’est réellement une IA. J’avais également plein de choses à dire sur notre société. Et puis PAF, j’ai découvert le Nanowrimo et ses nuits blanches. Je me suis dit que c’était l’occasion rêvée.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

Mince, j’ai écrit la réponse au dessus, à la question précédente 😀

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur cet ouvrage ?

J’ai toujours du mal à classifier Nouvelle Conscience. Mon habitude c’est de dire qu’il s’agit d’un mini polar fantastique contemporain vulgarisateur. La première partie est plus une tranche de vie de trois développeurs en quête de l’IA ultime. Ils discutent entre eux de ce qu’elle devrait savoir faire, ou ne pas faire. Ils se disputent beaucoup sur des sujets divers. Puis l’IA est créée : LIAM. Ce dernier interagit avec ses créateurs et découvre le monde (ce qui me permet d’amener un peu d’humour dans les sujets traités). Dans la seconde partie, survient un accident qui fait intervenir la police (et un peu d’action). Il y a un complot, de la traîtrise et de l’amour (Attention ce n’est pas une romance hein).

Couverture de nouvelle conscience - R.G Forge

Y’a-t-il des livres ou des personnalités qui vous ont inspiré dans votre travail, en tant qu’auteur ?

Ce qui m’a influencé sur le choix de la vulgarisation ce sont des livres comme Le monde de Sophie de Jostein Gaarder, qui aborde l’histoire de la philosophie de façon aussi brillante que Le théorème du perroquet de Denis Guedj le fait avec l’histoire des mathématiques. C’est passionnant sans être chiant. D’un coup vous comprenez tout. Je me suis dit qu’on pouvait faire la même chose avec l’IA. Qu’on se comprennent bien, je ne compare pas Nouvelle Conscience à ces romans qui ont fait leurs preuves, je ne suis pas aussi présomptueux. Mais je pense que les lecteurs apprennent des choses sur le sujet et ne s’ennuient pas en le faisant (ce qu’ils m’ont… dit les lecteurs). Pour la structure du livre elle-même, je me suis visionné des heures de masterclass : des écrivains comme Bernard Werber ou Amélie Nothomb en passant par des scénaristes de films comme Yves Lavandier. J’ai aussi beaucoup lu sur la narration. Des livres que tous les auteurs ont ou devraient lire : Save the cat de Blake Snyder ou Anatomie du scénario de John Truby ou encore Le guide du scénariste de Christopher Voggler, sans oublier Personnages et points de vue d’Orson Scott Card. Bien sûr, avoir lu tous ces auteurs ne fait pas de moi un auteur génial (encore que… non rien), juste un auteur qui cherche à s’améliorer en observant des professionnels reconnus.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontré pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ?

La difficulté pour moi ça a été d’être crédible. En IA, je me suis un peu appuyé sur mes connaissances, mais je suis allé assister à une conférence d’IBM qui présentait les capacités de son IA : Watson. C’est quand même un programme qui a gagné au jeu télévisé « Jeopardy » face à des humains et qui « conseil » un cabinet juridique. J’ai échangé un peu avec un des développeurs de la société. C’était vraiment très enrichissant. Pour ma partie polar, un autre problème m’a été posé : le fonctionnement de la justice en général et de la police en particulier. Ou stocke-t-on les indices ? Qui peut les réclamer ? Pourquoi suis-je obligé de remplacer le mot inspecteur dans mon roman par le mot lieutenant ? J’ai eu toutes réponses en interpellant des policiers dans la rue. C’était drôle. Je les abordais en leur demandant comment faire disparaître un corps. Ça les amusait de me répondre. Ils ont tous été très sympas avec moi pendant mon séjour en prison…. je plaisante évidemment.

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à sa finalisation ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

19 mois d’écriture. Depuis le lancement du nanowrimo et la fin du premier jet un mois plus tard, jusqu’à sa publication sur Amazon. J’avais préparé mon coup avec un chapitrage assez précis. Les lieux, les personnages et le comportement de l’IA. Avec mon 1er jet en main, j’ai fait une première correction genre correction automatique et j’ai filé tout à 6 bêta lecteurs. Une fois leurs retours en poche (il y en avait quelques-uns), j’ai fait une 1ère correction de fond. J’en ai refait plusieurs après celle-ci, suivi de relectures. Je me suis même fait aider d’un atelier d’écriture (incipit, sur Lille). Les personnes qui animaient cet atelier ont pointé du doigt des problèmes de syntaxes. Leurs conseils m’ont été d’une grande aide. J’ai même eu la chance de passer sur M6 pour présenter le travail d’auteur dans l’autoédition.

Quel a été le dernier livre pour lequel vous avez eu un coup de cœur ? Quels sont vos prochains projets ?

Pendant la réalisation de ce 1er projet, j’ai cherché où en était la littérature française dans le domaine de l’imaginaire. Sur Twitter, j’ai découvert Lionel Davoust et sa novella Les questions dangereuses. Je l’ai trouvé excellent. Tant dans sa façon de manier la langue française que l’histoire, un poil uchronique. Que se seraient-il passé si, au XVIIe siècle, les mousquetaires n’avaient pas utilisés des armes blanches pour se défendre, mais des livres. Juste génial !

Mes projets, pfiouuu. Je travail actuellement (j’essaie plutôt) sur un roman qui se déroule plusieurs années après une guerre civile qui a détruit notre société. La population tente de reprendre sont destin en main, mais l’ancien système se défend bec et ongle. L’idée c’est de prendre les technologies actuelles et de les imaginer obligatoirement contre la population d’où son titre Murphy avait raison en référence à la loi de Murphy qui dit que même si vous prévoyez toutes les options d’une situation, ça tournera mal quand même. J’avance pas trop en ce moment parce que j’étais coincé dans l’intrigue. Tout ne collait pas comme je le voulais. Mais ça va. J’ai trouvé comment me débloquer et le projet avance bien.

J’ai déjà entamer un troisième projet pendant les phases de relectures des deux autres. Un science-fantasy. Un jeune garçon est poursuivit par la police de la magie parce qu’il n’a pas le droit d’utiliser le pouvoir qu’il détient. Un homme mystérieux le soustrait à ses poursuivants (et à ses parents par la même occasion) dans des circonstances étranges. En grandissant à ses côtés, le jeune garçon découvre l’univers et mets ses pouvoirs au service de son sauveur.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite écrire un livre ?

Je ne peux pas donner de conseils d’écriture. Pas après un seul roman. En revanche je peux partager mon expérience (ce que je fais sur mon blog d’ailleurs). Donc si je peux dire un truc c’est : Faites-le. Pour l’avoir fait moi-même, je sais que c’est faisable et qu’en plus, c’est bon pour l’esprit. Tout le monde n’écrira pas des trucs géniaux bien sûr, mais l’écriture se suffit à elle-même. Ca développe les connaissances de la langue dans laquelle vous écrivez, mais aussi la curiosité et bien évidemment la créativité. Vous pensez manquer d’imagination ? Commencez par écrire votre biographie. Vous avez des idées mais ne savez pas par quel bout les prendre ? Commencez par écrire ce qui vous passe par la tête, même si c’est la fin de votre histoire. Pendant ce temps-là, appuyez-vous sur l’expérience des autres auteurs. Lisez, lisez, lisez. Pas forcément dans le thème que vous voulez aborder. Lisez de tout. Je suis un fan de SF. Mais pour écrire Nouvelle Conscience, j’ai commencé à lire des polars, pleins de polars. Je suis même entrain de me refaire l’intégrale de Columbo. Bon y a encore un thème que je n’apprécie pas c’est la romance. Peut-être un jour.

Découvrir nouvelle conscience

Lire l’interview de James Osmont

2 commentaires sur “Dans l’univers de R.G Forge”

  1. Merci beaucoup Mélanie pour cette interview.
    Une première expérience très enrichissante pour moi puisque tes questions m’ont permis de me rappelles quelques passages importants de ma récente vie d’auteur.

    J’ai vu aussi que je me contredisais sur « Murphy avait raison », mon prochain roman, en disant que ça n’avançait pas, mais qu’en fait ça avance quand même ^_^
    En fait, il avance… à son rythme.

    A toi Ô lecteur de Mélanie : si j’ai dit des choses qui t’interpellent et que tu souhaitent en discuter, n’hésites pas à me contacter, on en discutera en semble.

    A bientôt

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