Un grand merci à Isabelle Morot-Sir pour sa participation à mon interview. Comme vous avez pu le voir sur le blog, Isabelle est une auteur auto-édité que j’affectionne particulièrement ainsi que ces livres, en ayant déjà pu en découvrir quelques uns je vous les recommande vivement ! 

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

En réalité rien ne m’a donné envie d’écrire ! Je ne me suis pas levée un matin en m’écriant Euréka je vais écrire ! Non. J’ai toujours écrit, des poèmes, des histoires, il n’y a donc pas eu de moment ou de déclic révélateur. C’est quelque chose qui est en moi pour le meilleur et parfois le pire…

Que représente l’écriture pour vous ?

C’est une composante de mon équilibre, une part de moi-même. Ecrire m’est aussi fondamental que boire ou dormir. Me priver d’écrire c’est prendre le risque de me voir rapidement devenir grognon et fort mal aimable !

Dans quel genre de genre littéraire vous classez vous ?

Mes romans, mes écrits plus largement, sont positifs on les classe donc volontiers dans la catégorie Feel Good. Cependant aimant surprendre mes lecteurs, je n’ai pas de genre affirmé. Ainsi j’écris autant de la SF que de la Fantasy, du roman historique, de la dystopie ou des romances contemporaines. Je ne veux pas être enfermée dans une case, même si la constante de tous mes romans reste cette positivité.

Vous inspirez vous de votre quotidien ou de votre vie réelle ?

Pas vraiment, même si évidemment tout ce qui traverse la vie d’un auteur peut être susceptible de lui servir de terreau. Mais non, mes histoires sont imaginaires, bien que parfois je m’appuis sur mes propres expériences ou compétences, notamment dans le domaine de l’équitation et des chevaux.

Comment procédez-vous pour écrire un livre ?

Avec difficultés ah ah ! En fait j’ai un carnet entier remplis d’idées de romans, donc toujours la tête fourmillante. A un moment donné je me pose et décide de ce que je vais écrire. Là commence tout un travail afin de rédiger les grandes lignes de l’histoire, poser les fiches des personnages et bien sûr faire les mille et une recherches nécessaires. Je suis une méticuleuse, je fais beaucoup de recherches afin d’appuyer mes histoires sur un socle solide de crédibilité.

Certains auteurs partent sur une idée et commencent directement à écrire. Ce n’est pas mon cas. Je fonctionne avec une organisation roide, un plan précis et mes personnages sont là au garde à vous afin de servir l’histoire, pas question de prendre des chemins non balisés !

Une petite anecdote à nous fournir sur l’un de vos livres ?

Comme j’ai écrit pas mal de romans (17 de publiés pour être précis) j’ai trop d’anecdotes bien sûr, je vais donc choisir une petite sur mon dernier « Sans relâche ».

Cela faisait assez longtemps que j’avais eu la vision de cet hydravion se posant sur un lac canadien, de cet homme qui en descendait, de cette cabane, mais rien, rien de rien sur son histoire. Et puis à l’automne dernier nous étions au restaurant avec ma famille (vous allez voir la facilité de vivre avec une romancière) lorsque soudain j’ai eu tout le déroulé de l’histoire qui d’un coup, m’a déboulé dessus ! Vite des notes (j’ai toujours un carnet avec moi) et voilà « Sans relâche » commençait ses premiers balbutiements.

A qui confiez-vous votre manuscrit en premier ?

Après relecture, une fois plus ou moins satisfaite de moi, il part directement en correction chez mon correcteur (Grandissimo) qui commence l’élagage des grosses catastrophes orthographique. Ensuite, une fois un peu remis dans une norme lisible, il atterrit chez ma mère qui est ma première lectrice. C’est aussi une grammar nazi qui va encore passer tout le texte au peigne fin, veillant de surcroît à la cohérence de l’histoire. Elle n’hésite pas à me dire ce qui fonctionne ou pas, ce qui est une aide énorme. Elle est très objective et nous fonctionnons ainsi depuis j’aurais envie de dire, depuis toujours.

En tant que lecteur quel livre vous a le plus marqué ?

Je ne peux pas dire qu’un seul m’a marqué, ce serait mentir ! Je me suis plutôt construite au rythme des mots d’Alexandre Dumas, de Jules Verne, Baudelaire, Zola ou de Frédéric Dard. Des lectures éclectiques, toutes plus marquantes les unes que les autres.

Comment procédez-vous lorsque l’inspiration vous viens ?

J’ai toujours un carnet et un stylo à porté de main, toujours. Cela me permet de prendre des notes quel que soit l’endroit ou l’heure. Une idée, un mot, une phrase jaillit : je note.

Faites-vous confiance au blogueurs littéraires ?

Hum faire une généralité comme « les blogueurs littéraires » c’est mettre des gens très différents dans une même case. Donc les « les blogueurs littéraires » à mon sens n’existent pas, en revanche ils existent des individus qui sont passionnés de lectures et aiment les partager, et chacun est animés par ses propres souhaits, envies et compétences. Je suis très proche de certaines blogueuses, dont je trouve les retours très pertinents et structurés (pas forcément pour mes propres romans, le monde ne tourne pas juste autour de mes écrits 😉) depuis 1an que me voici auteur indé, j’ai développé une vraie amitié avec des passionnées comme moi, de littérature, parfois ce sont des blogueuses.

Souhaitez-vous faire passer un message dans vos livres ?

Oui évidemment ! Le message général, en dehors de celui traité pour chaque roman, est une sorte de credo : crois en toi, avance, ne perds pas courage ni espoir, bouge-toi et tu parviendras à trouver cette lumière qui illuminera tes ténèbres.

Que représente pour vous l’auto-édition et pourquoi avoir choisi cette voie ?

J’ai pendant longtemps été édité auprès des Editions Publibook, puis poussée et encouragée par d’autres auteurs indé’ (dont la talentueuse Jeanne Sélène) je me suis lancée dans l’aventure de l’auto édition voilà de ça 1 an, j’avoue que je ne le regrette pas une seconde !

L’auto édition c’est la liberté: liberté d’écrire, de choisir qui on souhaite comme professionnel que ce soit correcteurs ou graphiste, liberté de communication, bref c’est un horizon tellement large ! Il n’est limité que par les faibles moyens de distributions à notre disposition. On doit, pour l’instant, se plier à des plateformes comme Amazon afin de faire connaître nos livres, mais l’avenir est en évolution alors on verra ce qu’il en sera demain, une chose est certaine : rien ne peut limiter la créativité.

Êtes-vous sensible aux critiques faites sur vos livres ?

Comme tout le monde j’aime mieux lorsque l’un de mes romans plaît aux lecteurs, pourtant je suis plutôt très à l’aise avec les critiques, bonnes ou mauvaises je les prends comme des moyens d’avancer et de progresser. Sans doute ma longue pratique de l’équitation, qui est un sport réclamant beaucoup d’abnégation et d’humilité, me permet d’aborder les divers commentaires avec une vraie sérénité.

Un conseil à donner aux écrivains en herbes ?

Il ne faut avoir ni crainte ni honte, il faut seulement écrire. N’écoutez pas ceux qui cherchent à vous décourager, à vous influencer (tu ferais mieux d’écrire ceci ou cela, ou moi à ta place…) écrivez. Seul. Mais écrivez ! Ce n’est qu’en faisant qu’on progresse, c’est vrai en sport, c’est vrai en art c’est vrai aussi pour l’écriture. Alors écrivez…

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